La Journée mondiale de lutte contre l’exploitation sexuelle célébrée le 4 mars de chaque année, vise à sensibiliser le public à promouvoir les droits des victimes et à mobiliser contre ce fléau à travers le monde. À Bukavu dans la province du Sud-Kivu, Munkwa Gabriella, coordinatrice de Journalistes pour la promotion de la démocratie et des droits humains (JPDDH), invite la communauté à protéger les filles en refusant et dénonçant tout acte d’exploitation sexuelle.

En effet, depuis 2009, des centaines de milliers d’activistes, de membres de la communauté et de dirigeants du monde entier reconnaissent l’importance de lutter contre cette odieuse violation des droits humains et réaffirment leur engagement à la combattre, et à développer les services ainsi que les protections pour les survivants.

Exploitation sexuelle en droit international 

Elle est définie en droit international comme tout abus réel ou tenté d’une position de vulnérabilité, de pouvoir différentiel ou de confiance, à des fin sexuelles, y compris, mais sans s’y limiter, le fait de tirer un profit monétaire, social ou politique de l’exploitation sexuelle d’une autre personne.

Un bilan mondial exponentiel 

Selon l’organisation Internationale du travail, près de 5 millions de personnes par an, exclusivement des femmes, sont victimes d’exploitation sexuelle forcée. Les enfants représentent plus d’un cinquième de toutes les victimes de l’exploitation sexuelle commerciale.

Les individus de sexe masculin ne sont pas non plus à l’abri. Un nombre important de garçons et de jeunes hommes se font également piégé par l’exploitation sexuelle. Mais, l’exploitation sexuelle peut toucher n’importe quel individu.

Cette grave violation des droits humains, qui équivaut souvent au crime de traite des êtres humains, est sexuée et enracinée dans la discrimination et les inégalités structurelles.

Un appel aux institutions en RDC

S’exprimant à cette occasion, la coordinatrice de JPDDH, une organisation de défense des droits humains en République démocratique du Congo a lancé un message appelant aux institutions à mettre en place des mécanismes pour protéger les victimes et surtout en sanctionnant les auteurs de ces actes.

Munkwa Gabriella encourage par ailleurs les femmes et les filles à dénoncer toute exploitation sexuelle afin de protéger la dignité de la femme en général.

  • « À nous les femmes, à nous les filles, de comprendre que notre voix compte. Sachez que dénoncer c’est protéger notre dignité, dénoncer c’est ouvrir la voie à une société plus sûre et plus juste, » a-t-elle indiqué.

La Journée met en lumière les initiatives des dénonciations et des politiques de prévention contre les violences sexuelles. Elle rappelle également la nécessité de protéger les personnes vulnérables, à lutter contre l’exploitation sexuelle mais aussi à sensibiliser sur le fléau de l’exploitation qui est souvent liée à la traite des êtres humains.

Christine Mwinja


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *